Le logement gendarme est organisé à l'intérieur des casernes de la gendarmerie nationale. La quasi-totalité des gendarmes en activité bénéficie d'un logement mis à disposition par l'État à titre de concession de logement par nécessité absolue de service. Ce régime est lié à l'obligation de disponibilité permanente imposée aux militaires de la gendarmerie.
Conditions d'attribution et d'occupation
Le logement en caserne gendarmerie est attribué en fonction du grade, de la situation familiale et des disponibilités du site d'affectation. Les gendarmes célibataires occupent généralement des chambres individuelles ou des studios, tandis que les familles bénéficient d'appartements de superficie adaptée à leur composition. Les loyers, lorsqu'ils sont perçus, restent très inférieurs aux tarifs du marché local.
L'occupation du logement est liée au service : le logement militaire fonctionnaire doit être libéré en cas de changement d'affectation ou de cessation d'activité. Les gendarmes mutés disposent généralement d'un délai de quelques semaines pour effectuer leur déménagement et rejoindre leur nouvelle caserne.
La question du logement en fin de carrière
La fin de carrière représente un moment délicat pour les gendarmes qui n'ont pas constitué de patrimoine immobilier. À la retraite, le logement en caserne doit être libéré dans un délai fixé par les textes réglementaires, souvent entre 6 et 12 mois. Des dispositifs d'accompagnement existent : accès prioritaire aux logements HLM via les contingents ministériels, aides au premier loyer et prêts à taux bonifiés via les mutuelles militaires. Anticiper ce passage dès les deux ou trois ans précédant la retraite est fortement recommandé pour éviter toute rupture de logement.









